samedi, 03 mai 2008

A quand une bonne décision pour le 2ème porte-avions ?

Les propos tenus récemment par Monsieur Hervé MORIN plongent les Brestois dans la plus grande circonspection.

Le projet de second porte-avions semble être repoussé aux calendes grecques voire, tout bonnement, enterré. Si cette prévision se confirme, c’est un mauvais coup porté au bassin d’emplois de notre agglomération.

Ce qui est envisagé au plus haut niveau est étonnant à plus d’un titre car, en juin 2007, ce même ministre de la Défense, laissait entendre qu’un second porte-avions était une nécessité tant pour la pérennité de notre marine nationale que pour la défense des intérêts de la France sur la scène mondiale.

Les Brestois pensaient, alors, pouvoir prendre au sérieux une annonce de cette importance. Bien mal nous en a pris car aujourd’hui, la marche arrière est enclenchée et risque de se transformer rapidement en une marche funèbre pour notre bassin d’emplois.

Cette déclaration est plus qu’étonnante lorsqu’on connaît l’importance des périodes d’entretien et de carénage du Charles de Gaulle. Elle est étonnante car elle va à l’encontre des différents discours du Président de la République.

Le savoir-faire brestois, n’est plus à prouver. Nous souhaitons vivement qu'il soit suffisamment présenté et défendu au plus haut niveau par celles et ceux qui sont les relais locaux de la majorité parlementaire.

vendredi, 11 avril 2008

Intervention de Fortuné PELLICANO au nom du groupe des élus Indépendants - Conseil de Communauté Urbaine du 11 avril

Monsieur le Président, messieurs les Maires, mesdames et messieurs les élus communautaires, chers collègues,

Tout d’abord, au nom du groupe des élus "Indépendants", je souhaite vous dire toute notre fierté d’être membres de ce nouveau Conseil communautaire.

Permettez-moi également, très rapidement, de vous faire part de l’état d’esprit qui sera le nôtre durant ce mandat.

Soucieux de respecter l’esprit communautaire auquel nous sommes tous très attachés, nous ne nous inscrirons pas dans une opposition stérile et systématique.

Nous prendrons des positions responsables et ferons des choix en toute indépendance pour que l’intercommunalité puisse s’affirmer pleinement au service des communes membres de Brest métropole océane.

Nous aurons un grand nombre d’occasions pour affirmer cette indépendance. En soutenant, par exemple, tous les dossiers et les projets qui imposeront notre Communauté Urbaine comme la métropole d’équilibre de la Bretagne occidentale face à Rennes.

Il n’y aura pas de notre part des oppositions de principe, uniquement motivées par des calculs politiciens. Nous voterons sans états d’âme tout ce qui sera bon pour notre communauté urbaine.

Nous saurons vous montrer, au fil des prochains mois, que nos choix et prises de positions seront à la hauteur des enjeux qui attendent le Pays de Brest.

Que les choses soient claires, nous ne sommes pas ici pour défendre les intérêts d'une commune en particulier, quelle que soit sa taille ou la couleur politique de la majorité qui la dirige. Nous sommes ici pour faire de la communauté urbaine une collectivité répondant aux attentes de la population.

Nous sommes convaincus que la majorité communautaire à laquelle participe l'ensemble des communes et qui dépasse les clivages politiques traditionnels, peut permettre à notre agglomération d’affirmer fortement sa dimension métropolitaine si elle se positionne comme une collectivité de projets.

En conclusion, sachez-le : si vous en êtes d'accord, nous sommes prêts à participer à cette majorité là dans le respect des valeurs humanistes, modérées, populaires et sociales qui sont les nôtres.

lundi, 31 mars 2008

Indépendantiste ? Non, tout simplement indépendant !

Communiqué de presse diffusé le 26 mars.

Républicain je le suis, républicain je le reste ! Voilà ma réponse à M. Jézéquel qui, ne connaissant pas à priori le vrai sens des mots, n’a pas hésité dans un communiqué de presse paru ce 20 mars à me traiter d’indépendantiste (!).

Pour ne pas dire des bêtises aussi grosses, il ferait mieux de ne pas signer sans relire un texte préparé par les gens qui le manipulent. Un minimum d’attention lui aurait permis de ne pas confondre indépendantiste et indépendant. En politique, les mots un sens.

Et connaître le sens des mots est un minimum lorsqu'on a l'ambition, ou la prétention pour ce qui concerne le jeune Jézéquel, de remplir certaines fonctions.

En ce qui concerne les résultats du 1er tour, puisqu’il en parle, je n’aurai pas la cruauté de lui rappeler qu’en tant que candidat au cantonales sur Brest Centre, il a réalisé le plus faible score obtenu en France par un candidat officiel de l’UMP.

Un triste record pas très glorieux pour quelqu’un qui veut aujourd’hui donner des leçons de politique. C’est à cause de son score incroyablement bas qu’il il n’a pas pu se qualifier pour le 2ème tour !

Et à cette occasion, tout le monde s’en est aperçu, il a délibérément tiré contre son camp et s’est rendu en très grande partie responsable du passage à gauche du canton.

Pour les résultats des municipales au 1er tour, le score obtenu par ma liste nous a légitiment permis d’être présent au 2ème tour.

Par respect pour nos électeurs qui n’auraient pas accepté des bidouillages d’entre 2 tours, et pour affirmer des valeurs humanistes, modérées, populaires et sociales, nous avons choisi de nous maintenir pour représenter au Conseil Municipal un courant de pensée, un état d’esprit et une manière de faire de la politique qui n’ont rien de commun avec ceux incarnés par la droite dure dont il s’enorgueilli de faire partie.

samedi, 29 mars 2008

A chacun d'assumer ses choix et ses responsabilités !

Communiqué de presse diffusé le 24 mars.

A l’image de ses nombreuses affirmations mensongères durant la campagne, les propos tenus par M. Prunier au Télégramme de Brest à l’issue de la séance d’installation du Conseil Municipal de Brest ce samedi 22 mars, sont grotesques et même insultants pour la démocratie.

Quand il n’en tire aucun bénéfice personnel, le chef de file de la droite dure voit le mal partout… Et surtout là où il n’y en a pas ! Selon lui, il aurait 2 poids et 2 mesures dans la désignation des représentants de la Ville dans divers organismes.

D’un côté, il est à noter que M. Prunier ne considère pas comme scandaleux de bénéficier pour lui-même de l’une des 4 places habituellement réservées à la gauche pour représenter la collectivité au Conseil d'Administration du CHU. Il trouve même légitime d’y être élu avec les voix de la majorité municipale alors qu’aucune place n’était prévue pour l’opposition.

De l’autre, il regrette que la même majorité, qui a voté pour lui quelques minutes auparavant, me trouve plus apte que M. Derrien à siéger comme représentant de la Ville au sein de Brest 2008, à un poste qui a toujours été réservé à la minorité municipale et que j’occupe depuis la création de l’association.

Qui y a t il donc d’anormal à me laisser continuer le travail que j'ai engagé depuis des années, alors que nous nous trouvons à quelques semaines à peine de la tenue de la fête ?

M. Prunier sème le trouble dans l’esprit des gens de manière choquante. Nous connaissons depuis longtemps sa façon "particulière" de faire de la politique et ses méthodes. C'est pour cela qu'il faut les dénoncer. Et je ne me priverai jamais plus de le faire.

Mais puisqu'il a souhaité occuper une place au Conseil d'Administration du CHU, tout le monde attend désormais de lui qu’il aille demander sans perdre de temps le maintien à Brest du service des allogreffes et défendre des intérêts de notre hôpital auprès de ceux qu’il appelle pompeusement ses «amis personnels du gouvernement».

C’est comme cela qu’on peut se rendre utile pour sa ville, pas en entretenant des polémiques inutiles lorsque les règles les plus élémentaires de la démocratie ont été respectées !

mercredi, 26 mars 2008

Intervention de Fortuné PELLICANO au nom du groupe des élus Indépendants - Conseil Municipal du 22 mars

Monsieur le Maire, mes chers collègues,

Aujourd’hui, moins d'une semaine après le 2ème tour des élections municipales et alors que nous sommes réunis pour l’installation officielle du nouveau Conseil Municipal, nous sommes tous tentés de délivrer une analyse qui, selon le score réalisé, s’avèrerait être plus ou moins objective. Je n’ai pas l’intention de surenchérir aujourd’hui sur les propos des uns et des autres.

En ce qui me concerne, j’ai choisi de faire le point sur cette campagne et les dérives anti-démocratiques de certains candidats dans quelques jours.

J’ai toujours pensé que pour espérer devenir un élu crédible, il fallait d’abord commencer par être un candidat sincère. Et malheureusement, la sincérité n’a pas toujours été évidente chez certains candidats. Je le déplore et suis convaincu que les Brestois s’en rendront compte un jour. Et peut-être même plus rapidement qu'on ne croit.

C’est donc avec sincérité, mais aussi avec fierté, que j’ai conduit, face à vous-même monsieur le Maire et à votre équipe, une liste ouverte, représentative et de proximité.

Pour porter notre projet, j’ai été accompagné de femmes et d’hommes de sensibilités politiques diverses, expérimentés, compétents et issus de tous les quartiers de notre ville.

Je voudrai à nouveau ici les remercier, car sans eux, rien n'aurait été possible. Je salue amicalement ceux qui se trouvent dans cette salle aujourd'hui. Permettez-moi également de remercier également les milliers d’électeurs qui nous ont fait confiance et leur dire que les 3 élus que nous sommes ne les décevront pas.

Ma volonté et ma détermination de me mettre au service des Brestois sont connues depuis des années et seront toujours aussi fortes durant ce mandat qui commence aujourd'hui.

Pour répondre à l'attente de nos électeurs, et puisque notre score nous y autorisait, nous avons fait le choix de nous maintenir pour le 2ème tour. C'était notre droit, mais c'était également notre devoir pour respecter nos électeurs du 1er tour et respecter les fondements même de la démocratie.

Notre maintien responsable et courageux au 2ème tour, sans céder aux chantages et intimidations, nous permet aujourd'hui de siéger légitimement au sein de ce Conseil et de proposer autre chose qu'une opposition monocolore représentée par la droite dure.

Notre participation est avant tout le gage de la diversité d'opinion. Notre participation, c’est la prise en compte de convictions et de valeurs affirmées très éloignées de celles défendues par la droite de la droite. Notre participation, c'est aussi et surtout le respect des engagements pris devant les électeurs.

Notre groupe sera libre et indépendant, et nous ferons entendre notre voix sans nous inscrire dans une opposition stérile et systématique.

Pour nous, cela n’est pas une simple formule de circonstance ; c’est l’état d’esprit qui a guidé notre démarche durant cette campagne et qui restera le nôtre durant toute la durée du mandat. Et personne, de Paris ou d'ailleurs, ne nous imposera une ligne de conduite qui irait à l'encontre des intérêts de Brest et des Brestois.

Nous serons là pour défendre les intérêts de notre ville et répondre, avec nos choix et nos prises de positions, aux attentes des Brestois. Nous ne nous sentons pas du tout contraints dans un rôle d’opposants.

C’est avec un souci d'indépendance d’esprit que nous voterons les délibérations que vous présenterez durant ce mandat.

Nous soutiendrons vos choix si nous estimons qu'ils s’avèreront positifs et profitables pour notre agglomération et ses habitants.

Nous l’avons dit et répété durant cette campagne : notre seule ambition est de faire gagner Brest ! Pas de relayer dans cette enceinte des positions politiciennes nationales.

Les membres de notre Groupe ont été élus sur des critères locaux, sans soutien ni recommandation d’un quelconque appareil politique. C’est donc tout naturellement en tenant exclusivement compte des enjeux locaux, de ce qui est bon pour Brest et les Brestois, que nous nous positionnerons dans cette enceinte.

Les valeurs humanistes, modérées, populaires et sociales qui ont porté notre action et que nous avons fièrement revendiquées durant cette campagne continueront à nous guider dans nos choix.

Permettez-moi de terminer en rappelant que nous remplirons nos fonctions avec assiduité, mais aussi et surtout avec une combativité empreinte de respect des personnes et de leurs idées.

Vous remerciant pour votre attention j'espère vivement que, tous ensemble, nous pourrons faire gagner Brest.

lundi, 31 décembre 2007

Municipales 2008 : la gauche brestoise est déjà divisée sur la gestion de l'eau !

François Cuillandre vient à peine d’annoncer la composition de son équipe que certains de ses co-listiers manifestent publiquement un point de vue très différent du sien sur un dossier majeur.

Les élus Verts, PC, BNC et l'UDB n’y vont pas par quatre chemins : ce qu’ils proposent est tout à fait à l’opposé de ce qu’envisage le candidat du Parti socialiste. Ils militent sans réserves pour un retour à une gestion communautaire de l’eau lorsque le contrat d’affermage en cours arrivera à son terme. Et, selon eux, en dehors de cette solution, point de salut pour une quelconque autre proposition, aussi cohérente puisse-t-elle être !

Comment peut-il y avoir autant d’opposition sur un dossier de cette importance lorsqu’on a vocation à conduire les affaires de la Ville et de la Communauté Urbaine durant les 6 prochaines années ? Les positions des uns et des autres doivent être affirmées le plus tôt possible. Les habitants de BMO ne doivent pas se voir imposer des décisions politiques majeures sans que celles-ci n’aient été clairement affichées durant la campagne qui s’annonce. Car cela a malheureusement été le cas avec le projet de tramway.

Dans le projet que je proposerai aux Brestois avec mon équipe lors des prochaines élections municipales, j’expliquerai l’intérêt de confier la gestion de l’eau à une SEM, structure dont la collectivité détiendrait la majorité. Cette solution permettra aux élus d’être totalement liés aux choix qui seront à faire dans l’intérêt de la population et d’être les seuls responsables des décisions stratégiques ou financières. Cette solution permettra également aux opérateurs d’être directement associés à la démarche engagée par la collectivité.

Dans un dossier de cette importance pour Brest et les Brestois, c’est de pragmatisme dont il faudra faire preuve lorsqu’il s’agira de trouver les meilleures solutions pour la gestion de l’eau. Certainement pas de dogmatisme !

dimanche, 23 décembre 2007

Tout ce qui est excessif n'est pas crédible

En pensant apporter une réponse appropriée et sensée à ma dernière prise de position, et en m'attribuant des intentions qui ne sont pas les miennes et des propos que je n'ai jamais tenus, les élus communistes brestois nous prouvent une fois de plus que tout ce qui est excessif n'est pas crédible.

En effet, en dénonçant le refus du Maire de Brest d'autoriser l'ouverture des commerces l'avant veille de Noël, je n'ai jamais eu envie d'aborder un débat d'ordre national ou de me faire l'avocat d'ouvertures tous les dimanches et jours fériés. J'évoquais avec beaucoup de précisions l'ouverture de ce dimanche.

Je comprends bien que les communistes brestois tentent de récupérer des électeurs perdus… ayant perdu leurs illusions depuis longtemps. Mais il leur faut admettre certaines réalités locales. C'est bien du dynamisme, de l'animation et de l'attractivité de notre cité dont il s'agit aujourd'hui !

Il serait interessant que M. Paul nous explique pourquoi les villes de la même importance que Brest favorisent l'ouverture des commerces ce dimanche 23 décembre alors même que notre centre ville ne proposera demain que le marché de Noël et le traditionnel marché de Saint Louis ...

Et puis, lorsque l'aile gauche de la liste Cuillandre, pour expliquer son opposition à ma proposition, évoque la diminution du pouvoir d'achat, ne serait-il pas judicieux de soutenir ce pouvoir d'achat localement ?

Pour cela, il suffirait déjà de ne pas augmenter lourdement les impôts des ménages comme le font les socialistes et les communistes, que ce soit à Brest, au Conseil Général et au Conseil Régional, mais aussi d'éviter de créer comme à BMO de nouveaux impôts comme la Taxe d'Enlèvement des Ordures Ménagères qui pénalisent tous les ménages.

jeudi, 20 décembre 2007

Brest et ses commerces le dimanche 23 décembre

En refusant, contre toute attente, l’ouverture des commerces dimanche prochain, François Cuillandre reste sourd à la demande légitime des professionnels et d’une grande partie de leurs salariés désireux de travailler exceptionnellement en cette avant-veille de Noël.

En effet, un responsable politique, soucieux des intérêts de notre agglomération, ne doit pas négliger l’importance de cette période de l’année. Il est évident que, sur un plan économique, commercial et touristique, mais aussi en ce qui concerne le dynamisme et la convivialité de notre cité, l’ouverture des magasins ce 23 décembre aurait été une bonne décision.

La position du maire de Brest manque de logique ! Dans la mesure où la collectivité a investi un budget non négligeable dans l’animation de la Place de la Liberté avec l’installation, 7 jours sur 7, d’un Marché de Noël, c’est un non-sens de refuser dans le même temps l’ouverture des magasins qui participent tout au long de l’année à l’attractivité du centre ville.

Les décisions prises par François Cuillandre manquent totalement de cohérence et pénalisent Brest dans une période où tout le monde (professionnels, salariés et clients) trouverait son compte.

mercredi, 12 décembre 2007

Yannick Marzin a décidé de ne pas être candidat à sa succession

Yannick Marzin, Conseiller Général du canton de Brest Centre a décidé de ne pas candidat à sa succession lors des élections cantonales de mars 2008.

Comme tous ceux qui le connaissent et apprécient son engagement, sa façon de faire de la politique et l’excellent travail qu’il a réalisé depuis 20 ans sur un canton auquel il est totalement identifié, j’ai été très surpris par sa décision de ne pas se représenter aux élections cantonales.

Mais à la lecture de ses motivations et comme une très grande majorité de Brestois rencontrés depuis sa déclaration, je comprends toutefois parfaitement qu’il se soit refusé à céder aux diktats, aux marchandages, aux intimidations, aux pressions et chantages exercés par les quelques soi-disant responsables locaux de l’UMP.

Pendant toute la durée de son mandat de Conseiller Général, Yannick a su défendre, sans ménager son temps et ses efforts, les intérêts de Brest et de ses habitants.

En me demandant d’être candidat sur le canton de Brest Centre, et en mettant en avant ma passion pour Brest, ma connaissance des dossiers et ma présence sur le terrain, Yannick Marzin pense que je suis le mieux placé pour représenter les Brestois et défendre leurs intérêts au Conseil Général du Finistère. Je suis très honoré par cette marque de confiance.

Opposé depuis toujours aux méthodes anti-démocratiques pratiquées par les adeptes du « coup de force permanent », qui sont uniquement soucieux de faire valoir leurs petits intérêts personnels et persuadés qu’ils peuvent s’imposer en divisant leur famille politique, et avant de donner une réponse à la proposition faite par Yannick Marzin, je préfère privilégier, comme je l’ai toujours fait, la concertation.

Je vais donc prendre le temps de consulter toutes celles et tous ceux qui m’ont demandé de conduire une liste face à François Cuillandre lors des prochaines élections municipales.

Avant d’indiquer mon choix, je vais également prendre contact dès aujourd’hui avec un maximum d’habitants et de commerçants de Brest Centre, mais aussi avec tous ceux qui, comme moi font partie de la Majorité Présidentielle ainsi que les représentants du Centre et les acteurs économiques et associatifs du canton.

mardi, 11 décembre 2007

Oui à la déconstruction des navires à Brest !

Le Ministre de la Défense a déclaré fin novembre que nous devrions connaître avant Noël l'identité de l'industriel retenu pour le démantèlement de l’ex – Clemenceau.

Depuis des mois, je n’ai jamais manqué de rappeler que le rapatriement de à Brest de la coque Q-790 était une réelle opportunité pour notre agglomération. En effet, ce retour nous permettait d’envisager avec confiance la mise en œuvre d’une filière de déconstruction de navires en fin de vie et d’offrir ainsi de belles perspectives à notre bassin d’emploi.

En février dernier, nous avons appris que le résultat de la procédure d’appel d’offres était négatif pour le groupement Brest Force Plus. Malgré cela, nous étions nombreux à penser que la non – sélection du collectif d’entreprises locales ne signifiait pas la fin de nos espoirs.

En effet, une filière de démantèlement pouvait toujours voir le jour sous la forme de partenariats entre les compétences locales et des entreprises nationales souhaitant s’investir à Brest. Cela pouvait s'immaginer au regard de l'intérêt manifesté par Véolia, entreprise déjà bien implantée à Brest dans le domaine des services à la population.

Mais aujourd’hui, il faut se rendre à l’évidence. La détermination clairement affichée d'un groupe belge ayant de sérieuses références n'est pas de bon augure pour permettre à notre ville de bénéficier du marché tant espéré. C'est même un mauvais coup porté aux ambitions brestoises. Est-ce à dire que tout est terminé et qu’il ne faut pas nous mobiliser pour la déconstruction de l’ex-porte avions et décrocher de nouveaux marchés ?

Bien évidemment que non !

Il faut continuer à nous battre. Brest dispose de tous les atouts pour accueillir cette structure de démolition, que ce soit en terme de compétences humaines ou de capacités industrielles.

Mais aujourd’hui, il est clair que sans un engagement fort de l’Etat, rien ne pourra se faire. Le gouvernement doit décider par exemple de mettre à disposition les infrastructures indispensables à la déconstruction de navires. C’est en partie ce qu’attendent les entreprises désireuses de s’engager sur ce nouveau marché.

Car nous le savons tous, même si notre ville ne décroche pas le marché symbolique de l'ex-Clem, il reste encore suffisamment de bâtiments à déconstruire, même s’ils sont de taille plus modeste que l'ancien fleuron de notre Marine Nationale. Et c'est au propriétaire de ces coques militaires, c'est-à-dire l'Etat, de faire des choix.

Malgré la longueur d’avance prise par l'opérateur belge, rien n’est encore définitif et d'autres déconstructions peuvent nous être attribuées. C’est pourquoi, tous les acteurs locaux (collectivités, CCI et organismes consulaires, entreprises, syndicats, associations, …) doivent s’impliquer dans un soutien clair et massif à la création d’un pôle brestois de démantèlement de navires.

C’est avec cette volonté et cette mobilisation que nous pourrons obtenir satisfaction. Et c’est comme cela que nous pourrons construire sereinement un avenir industriel au Pays de Brest et au Finistère.

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