samedi, 03 mai 2008

A quand une bonne décision pour le 2ème porte-avions ?

Les propos tenus récemment par Monsieur Hervé MORIN plongent les Brestois dans la plus grande circonspection.

Le projet de second porte-avions semble être repoussé aux calendes grecques voire, tout bonnement, enterré. Si cette prévision se confirme, c’est un mauvais coup porté au bassin d’emplois de notre agglomération.

Ce qui est envisagé au plus haut niveau est étonnant à plus d’un titre car, en juin 2007, ce même ministre de la Défense, laissait entendre qu’un second porte-avions était une nécessité tant pour la pérennité de notre marine nationale que pour la défense des intérêts de la France sur la scène mondiale.

Les Brestois pensaient, alors, pouvoir prendre au sérieux une annonce de cette importance. Bien mal nous en a pris car aujourd’hui, la marche arrière est enclenchée et risque de se transformer rapidement en une marche funèbre pour notre bassin d’emplois.

Cette déclaration est plus qu’étonnante lorsqu’on connaît l’importance des périodes d’entretien et de carénage du Charles de Gaulle. Elle est étonnante car elle va à l’encontre des différents discours du Président de la République.

Le savoir-faire brestois, n’est plus à prouver. Nous souhaitons vivement qu'il soit suffisamment présenté et défendu au plus haut niveau par celles et ceux qui sont les relais locaux de la majorité parlementaire.

vendredi, 11 avril 2008

Intervention de Fortuné PELLICANO au nom du groupe des élus Indépendants - Conseil de Communauté Urbaine du 11 avril

Monsieur le Président, messieurs les Maires, mesdames et messieurs les élus communautaires, chers collègues,

Tout d’abord, au nom du groupe des élus "Indépendants", je souhaite vous dire toute notre fierté d’être membres de ce nouveau Conseil communautaire.

Permettez-moi également, très rapidement, de vous faire part de l’état d’esprit qui sera le nôtre durant ce mandat.

Soucieux de respecter l’esprit communautaire auquel nous sommes tous très attachés, nous ne nous inscrirons pas dans une opposition stérile et systématique.

Nous prendrons des positions responsables et ferons des choix en toute indépendance pour que l’intercommunalité puisse s’affirmer pleinement au service des communes membres de Brest métropole océane.

Nous aurons un grand nombre d’occasions pour affirmer cette indépendance. En soutenant, par exemple, tous les dossiers et les projets qui imposeront notre Communauté Urbaine comme la métropole d’équilibre de la Bretagne occidentale face à Rennes.

Il n’y aura pas de notre part des oppositions de principe, uniquement motivées par des calculs politiciens. Nous voterons sans états d’âme tout ce qui sera bon pour notre communauté urbaine.

Nous saurons vous montrer, au fil des prochains mois, que nos choix et prises de positions seront à la hauteur des enjeux qui attendent le Pays de Brest.

Que les choses soient claires, nous ne sommes pas ici pour défendre les intérêts d'une commune en particulier, quelle que soit sa taille ou la couleur politique de la majorité qui la dirige. Nous sommes ici pour faire de la communauté urbaine une collectivité répondant aux attentes de la population.

Nous sommes convaincus que la majorité communautaire à laquelle participe l'ensemble des communes et qui dépasse les clivages politiques traditionnels, peut permettre à notre agglomération d’affirmer fortement sa dimension métropolitaine si elle se positionne comme une collectivité de projets.

En conclusion, sachez-le : si vous en êtes d'accord, nous sommes prêts à participer à cette majorité là dans le respect des valeurs humanistes, modérées, populaires et sociales qui sont les nôtres.

lundi, 31 mars 2008

Indépendantiste ? Non, tout simplement indépendant !

Communiqué de presse diffusé le 26 mars.

Républicain je le suis, républicain je le reste ! Voilà ma réponse à M. Jézéquel qui, ne connaissant pas à priori le vrai sens des mots, n’a pas hésité dans un communiqué de presse paru ce 20 mars à me traiter d’indépendantiste (!).

Pour ne pas dire des bêtises aussi grosses, il ferait mieux de ne pas signer sans relire un texte préparé par les gens qui le manipulent. Un minimum d’attention lui aurait permis de ne pas confondre indépendantiste et indépendant. En politique, les mots un sens.

Et connaître le sens des mots est un minimum lorsqu'on a l'ambition, ou la prétention pour ce qui concerne le jeune Jézéquel, de remplir certaines fonctions.

En ce qui concerne les résultats du 1er tour, puisqu’il en parle, je n’aurai pas la cruauté de lui rappeler qu’en tant que candidat au cantonales sur Brest Centre, il a réalisé le plus faible score obtenu en France par un candidat officiel de l’UMP.

Un triste record pas très glorieux pour quelqu’un qui veut aujourd’hui donner des leçons de politique. C’est à cause de son score incroyablement bas qu’il il n’a pas pu se qualifier pour le 2ème tour !

Et à cette occasion, tout le monde s’en est aperçu, il a délibérément tiré contre son camp et s’est rendu en très grande partie responsable du passage à gauche du canton.

Pour les résultats des municipales au 1er tour, le score obtenu par ma liste nous a légitiment permis d’être présent au 2ème tour.

Par respect pour nos électeurs qui n’auraient pas accepté des bidouillages d’entre 2 tours, et pour affirmer des valeurs humanistes, modérées, populaires et sociales, nous avons choisi de nous maintenir pour représenter au Conseil Municipal un courant de pensée, un état d’esprit et une manière de faire de la politique qui n’ont rien de commun avec ceux incarnés par la droite dure dont il s’enorgueilli de faire partie.

samedi, 29 mars 2008

A chacun d'assumer ses choix et ses responsabilités !

Communiqué de presse diffusé le 24 mars.

A l’image de ses nombreuses affirmations mensongères durant la campagne, les propos tenus par M. Prunier au Télégramme de Brest à l’issue de la séance d’installation du Conseil Municipal de Brest ce samedi 22 mars, sont grotesques et même insultants pour la démocratie.

Quand il n’en tire aucun bénéfice personnel, le chef de file de la droite dure voit le mal partout… Et surtout là où il n’y en a pas ! Selon lui, il aurait 2 poids et 2 mesures dans la désignation des représentants de la Ville dans divers organismes.

D’un côté, il est à noter que M. Prunier ne considère pas comme scandaleux de bénéficier pour lui-même de l’une des 4 places habituellement réservées à la gauche pour représenter la collectivité au Conseil d'Administration du CHU. Il trouve même légitime d’y être élu avec les voix de la majorité municipale alors qu’aucune place n’était prévue pour l’opposition.

De l’autre, il regrette que la même majorité, qui a voté pour lui quelques minutes auparavant, me trouve plus apte que M. Derrien à siéger comme représentant de la Ville au sein de Brest 2008, à un poste qui a toujours été réservé à la minorité municipale et que j’occupe depuis la création de l’association.

Qui y a t il donc d’anormal à me laisser continuer le travail que j'ai engagé depuis des années, alors que nous nous trouvons à quelques semaines à peine de la tenue de la fête ?

M. Prunier sème le trouble dans l’esprit des gens de manière choquante. Nous connaissons depuis longtemps sa façon "particulière" de faire de la politique et ses méthodes. C'est pour cela qu'il faut les dénoncer. Et je ne me priverai jamais plus de le faire.

Mais puisqu'il a souhaité occuper une place au Conseil d'Administration du CHU, tout le monde attend désormais de lui qu’il aille demander sans perdre de temps le maintien à Brest du service des allogreffes et défendre des intérêts de notre hôpital auprès de ceux qu’il appelle pompeusement ses «amis personnels du gouvernement».

C’est comme cela qu’on peut se rendre utile pour sa ville, pas en entretenant des polémiques inutiles lorsque les règles les plus élémentaires de la démocratie ont été respectées !

mercredi, 26 mars 2008

Intervention de Fortuné PELLICANO au nom du groupe des élus Indépendants - Conseil Municipal du 22 mars

Monsieur le Maire, mes chers collègues,

Aujourd’hui, moins d'une semaine après le 2ème tour des élections municipales et alors que nous sommes réunis pour l’installation officielle du nouveau Conseil Municipal, nous sommes tous tentés de délivrer une analyse qui, selon le score réalisé, s’avèrerait être plus ou moins objective. Je n’ai pas l’intention de surenchérir aujourd’hui sur les propos des uns et des autres.

En ce qui me concerne, j’ai choisi de faire le point sur cette campagne et les dérives anti-démocratiques de certains candidats dans quelques jours.

J’ai toujours pensé que pour espérer devenir un élu crédible, il fallait d’abord commencer par être un candidat sincère. Et malheureusement, la sincérité n’a pas toujours été évidente chez certains candidats. Je le déplore et suis convaincu que les Brestois s’en rendront compte un jour. Et peut-être même plus rapidement qu'on ne croit.

C’est donc avec sincérité, mais aussi avec fierté, que j’ai conduit, face à vous-même monsieur le Maire et à votre équipe, une liste ouverte, représentative et de proximité.

Pour porter notre projet, j’ai été accompagné de femmes et d’hommes de sensibilités politiques diverses, expérimentés, compétents et issus de tous les quartiers de notre ville.

Je voudrai à nouveau ici les remercier, car sans eux, rien n'aurait été possible. Je salue amicalement ceux qui se trouvent dans cette salle aujourd'hui. Permettez-moi également de remercier également les milliers d’électeurs qui nous ont fait confiance et leur dire que les 3 élus que nous sommes ne les décevront pas.

Ma volonté et ma détermination de me mettre au service des Brestois sont connues depuis des années et seront toujours aussi fortes durant ce mandat qui commence aujourd'hui.

Pour répondre à l'attente de nos électeurs, et puisque notre score nous y autorisait, nous avons fait le choix de nous maintenir pour le 2ème tour. C'était notre droit, mais c'était également notre devoir pour respecter nos électeurs du 1er tour et respecter les fondements même de la démocratie.

Notre maintien responsable et courageux au 2ème tour, sans céder aux chantages et intimidations, nous permet aujourd'hui de siéger légitimement au sein de ce Conseil et de proposer autre chose qu'une opposition monocolore représentée par la droite dure.

Notre participation est avant tout le gage de la diversité d'opinion. Notre participation, c’est la prise en compte de convictions et de valeurs affirmées très éloignées de celles défendues par la droite de la droite. Notre participation, c'est aussi et surtout le respect des engagements pris devant les électeurs.

Notre groupe sera libre et indépendant, et nous ferons entendre notre voix sans nous inscrire dans une opposition stérile et systématique.

Pour nous, cela n’est pas une simple formule de circonstance ; c’est l’état d’esprit qui a guidé notre démarche durant cette campagne et qui restera le nôtre durant toute la durée du mandat. Et personne, de Paris ou d'ailleurs, ne nous imposera une ligne de conduite qui irait à l'encontre des intérêts de Brest et des Brestois.

Nous serons là pour défendre les intérêts de notre ville et répondre, avec nos choix et nos prises de positions, aux attentes des Brestois. Nous ne nous sentons pas du tout contraints dans un rôle d’opposants.

C’est avec un souci d'indépendance d’esprit que nous voterons les délibérations que vous présenterez durant ce mandat.

Nous soutiendrons vos choix si nous estimons qu'ils s’avèreront positifs et profitables pour notre agglomération et ses habitants.

Nous l’avons dit et répété durant cette campagne : notre seule ambition est de faire gagner Brest ! Pas de relayer dans cette enceinte des positions politiciennes nationales.

Les membres de notre Groupe ont été élus sur des critères locaux, sans soutien ni recommandation d’un quelconque appareil politique. C’est donc tout naturellement en tenant exclusivement compte des enjeux locaux, de ce qui est bon pour Brest et les Brestois, que nous nous positionnerons dans cette enceinte.

Les valeurs humanistes, modérées, populaires et sociales qui ont porté notre action et que nous avons fièrement revendiquées durant cette campagne continueront à nous guider dans nos choix.

Permettez-moi de terminer en rappelant que nous remplirons nos fonctions avec assiduité, mais aussi et surtout avec une combativité empreinte de respect des personnes et de leurs idées.

Vous remerciant pour votre attention j'espère vivement que, tous ensemble, nous pourrons faire gagner Brest.

dimanche, 02 mars 2008

Mise en sommeil de ce blog

De très nombreux internautes ont été surpris de ne plus voir cet espace alimenté en notes et réflexions.

Candidat aux élections municipales et cantonales de Brest, je suis soucieux de respecter les textes réglementaires régissant le financement des campagnes électorales.

Afin de m'y conformer, j’ai donc décidé de ne plus actualiser ce blog depuis la présentation officielle de la liste que je conduis à l’occasion de ces élections municipales.

Celui-ci ne sera donc plus animé jusqu’au 17 mars. Mais il ne disparaît pas pour autant, car il me semble important de laisser à la disposition des Brestoises et des Brestois les informations qu’il contient. Je souhaite également vous y retrouver dès le lendemain du 2ème tour des élections pour lsquelles je me suis porté candidat.

Toujours dans le respect des obligations légales, et afin de permettre à toutes et tous ceux qui le souhaitent de se tenir informés de mes interventions et propositions durant cette campagne électorale, je propose un site officiel à l’adresse suivante :
www.pellicano-brest.net

Je vous remercie de votre compréhension et espère vous retrouver très bientôt.

dimanche, 27 janvier 2008

Liste de Rassemblement pour faire gagner Brest

Depuis des mois, comme élu de proximité, je ressens un fort désir de changer la majorité municipale sortante.

Pour atteindre cet objectif, les Brestois attendent de nous un vrai projet collectif, fait par des Brestois et pour les Brestois.

Pour porter ce projet que je présenterai dans quelques jours, j’ai souhaité proposer une liste de rassemblement, ouverte, fortement renouvelée, représentative et de proximité.

Ma volonté et ma détermination de m’engager au service des Brestois sont connues depuis des années et toujours aussi fortes. Face à un maire sortant qui est connu et qui connaît les dossiers, les candidats doivent-ils avoir comme seule ambition d’utiliser cette campagne pour se faire connaître et envisager une hypothétique victoire dans 10 ou 15 ans ?

Ma réponse est NON ! Parce que les Brestois attendent beaucoup de cette élection municipale : des réponses à leurs attentes et des solutions à leurs préoccupations quotidiennes.

Et ce serait leur manquer de respect que de leur dire : votez pour nous mais sachez que nous n’avons aucune intention de gagner car nous ne sommes pas prêts à conduire les affaires municipales et communautaires. Cette façon de faire est totalement irrespectueuse et je ne l’accepte pas.

Voilà une des raisons qui m’ont amené à être candidat à la fonction de Maire de Brest. Pour donner très rapidement un nouvel élan à notre ville. Pour faire gagner Brest, d’abord !

Pas pour permettre à un parti politique, quel qu’il soit, parce que cela aurait été décidé de Paris, de se compter pour exister localement ou pour gagner quelques postes de conseillers municipaux lui permettant de montrer ses forces et son poids sur un plan national !

Je serai le candidat de ceux qui voient dans ce scrutin municipal une opportunité de changer les choses dès maintenant.

Car le véritable enjeu est celui là. Changer les choses rapidement pour permettre à notre agglomération de relever les défis qui l’attendent.

Il faut arrêter de politiser au mauvais sens du terme cette élection qui est avant tout locale, avec des enjeux locaux ! Pour cette élection à qu’il ne faut surtout pas donner une dimension nationale, je souhaite m’appuyer sur toutes celles et tous ceux qui veulent œuvrer pour leur ville, au-delà des contraintes des partis politiques, dans le cadre d’un rassemblement réel et crédible.

Car comment croire qu’un simple empilement d’étiquettes et de groupuscules politiques qui n’apparaissent qu’en période électorale soit un gage d’union et d’efficacité pour gérer la ville et la communauté Urbaine.

Pour faire gagner Brest d’abord, je souhaite m’engager avec toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans des valeurs humanistes, modérés, populaires et sociales. C’est avec tous ces gens là que les choses pourront changer et que la victoire sera possible en mars prochain.

Cette liste, j’en ai rêvé. Et mes co-listiers m’ont permis de la faire. C’est avec beaucoup de fierté que je vais la conduire. C’est avec énormément d’humilité et d’humanisme que nous allons proposer aux Brestois une véritable alternance au maire sortant.

Mais pourquoi la présenter aujourd’hui alors que j’aurais pu le faire depuis longtemps. Parce qu’en raison de la désignation tardive du chef de file brestois du Modem ( cf : le 4 janvier ), et toujours guidé par le seul souci de réussir une liste avec cette sensibilité politique, je ne pouvais pas faire autrement.

Comment aurais-je pu m’engager auprès d’éventuels co-listiers et leur dire, si l’accord avec le Modem avait été trouvé, que je devais me séparer d’une partie d’entre eux. Hors de question pour moi de manquer de respect à ceux qui me soutiennent et m’encouragent.

Le Modem a souhaité faire cavalier seul et le 10 janvier, dès réception de leur réponse négative à mes propositions, j’ai donc pris les contacts utiles pour élaborer cette belle liste que je vous présenté aujourd’hui. J’aurais pu le faire plus tôt, mais vous le savez, le calendrier était assez chargé en ce début d’année.

Par la qualité des ses membres, cette liste est une liste qui saura défendre un projet dont les fondamentaux sont l’économique et le social.

Qui mieux que des chefs d’entreprises, des commerçants et des artisans, en grand nombre sur cette liste, peuvent aborder la problématique de l’emploi et la nécessité d’un fort développement économique.

Qui mieux que des acteurs investis au quotidien dans le domaine social peuvent proposer et défendre des mesures indispensables pour affirmer ma détermination à œuvrer pour un social fort.

Qui mieux que des acteurs associatifs, dans le domaine du sport ou de la défense de notre environnement, peuvent crédibiliser notre souci de défendre une vraie qualité de vie.

Nous avons beaucoup de choses à proposer pour faire gagner Brest, et la notoriété et la compétence des membres de mon équipe est un gage fort de crédibilité.

Pour en terminer, j’aimerai juste signaler que cette campagne sera menée grâce aux emprunts contractés par de nombreux membres de cette équipe et aux dons de personnes physiques. A l’inverse des autres listes qui bénéficient de financement de partis. Ceci aussi est un gage fort de notre indépendance.

dimanche, 13 janvier 2008

L'emploi doit être au coeur de toutes les préoccupations.

Brest et les Brestois ne peuvent plus se satisfaire de jouer les seconds ou troisièmes couteaux sur la scène nationale et européenne. Le développement économique n'est pas à la hauteur de ce qu'il devrait être et nous ne faisons pas suffisamment confiance aux Brestois et à l'initiative privée.

Nous attendons trop de l'Etat, ce qui nous empêche de faire face à nos propres responsabilités.

La stratégie mise en oeuvre depuis quelques années, et qui avait pour objectif de favoriser la création d'emplois dans le bassin brestois, est-elle véritablement gagnante ?

On peut se poser légitiment la question au regard des chiffres médiocres contenus dans le rapport publié par les services économiques de la Communauté Urbaine de Brest (cf : Le Télégramme de ce vendredi 11 janvier).

A l'image de ce qui a été constaté sur un plan national, le chômage baisse sur l'ensemble de notre bassin d'emplois. C'est un fait et cela pourrait être une belle satisfaction.

Mais dans le même temps, les chiffres montrent également que le chômage a moins baissé à Brest qu'en Bretagne. Sur ce critère, notre ville se situe donc dans le peloton de queue des villes bretonnes.

Au-delà de ce résultat partiellement positif, il est un fait : la précarité augmente a Brest et elle s’étend désormais aux classes moyenne, aux femmes et aux jeunes. C'est une situation inacceptable.

Dans tout juste deux mois, les Brestoises et les Brestois choisiront l'équipe chargée de gérer notre ville durant les 6 prochaines années. Chaque liste proposera un projet. La liste de Rassemblement de la Droite et du Centre que je conduirai a déjà indiqué clairement que le thème de l'emploi sera au coeur de toutes nos préoccupations.

Des choix stratégiques seront à faire pour redonner à Brest son rang de grande agglomération française et lui donner une véritable dimension métropolitaine.

C'est pourquoi, afin de ne pas être obligés de faire des constats négatifs dans le domaine de l'emploi, il nous faudra tout mettre en oeuvre pour favoriser le développement économique.

Il sera indispensable d'affirmer notre vocation maritime et créer les conditions d'accueil idéales pour l'implantation des entreprises, tant en matière d'aménagements, de foncier disponible que d'incitations fiscales.

Redonnons à Brest ses lettres de noblesse !

samedi, 05 janvier 2008

Les vérités de Fortuné PELLICANO

Propos recueillis par André RIVIER avec parution de l'article le mercredi 19 décembre 2007 dans Le Télégramme, édition de Brest. A lire aussi sur : municipales2008.letelegramme.com

Exclu de l’UMP à laquelle il avait adhéré dès sa création, Fortuné Pellicano n’en mènera pas moins aux prochaines municipales une liste concurrente à celle conduite par le candidat officiel du parti, Laurent Prunier. Âgé de 52 ans, conseiller municipal et communautaire depuis 1995, l’intéressé, qui revendique toujours son appartenance à la majorité présidentielle, entend incarner une droite « humaniste, modérée et populaire » et tient à souligner que son adversaire principal se nomme François Cuillandre, l’actuel maire PS de Brest.

Votre éviction de l’UMP repose sur deux reproches. Primo : on vous accuse d’avoir cherché à torpiller la campagne de la députée Marguerite Lamour aux dernières législatives. Secundo : vous vous seriez précipité pour annoncer votre candidature aux municipales en devançant tout le monde.

En politique, il faut savoir rester solide et serein. Sur le premier point, je répète ce que j’ai déjà eu l’occasion de dire : il s’agit de rumeurs infondées et de mensonges éhontés. Sur le second, j’ai réclamé le vote des militants brestois, ça, c’est vrai. Il était important à mes yeux que la base puisse exprimer sa préférence pour savoir qui elle souhaitait voir affronter François Cuillandre. On ne m’a pas pardonné cette démarche, sans doute parce que ses résultats auraient contrarié les ambitions de certains. Chacun savait que j’avais une proximité très forte avec les militants, que ma connaissance de la collectivité et de son fonctionnement, celle des dossiers étaient de sérieux atouts. Je trouve regrettable que la démocratie n’ait pu s’exprimer. Surtout au sein d’une formation politique où toutes les sensibilités sont censées pouvoir s’exprimer.

Quelles différences existe-t-il, au fond, entre vous et Laurent Prunier ?

Nous sommes à Brest. J’ai toujours privilégié le parti de Brest, tout en ayant des convictions et des valeurs affirmées au sein d’une formation politique. Ces valeurs, je les ai toujours : ce sont celles d’une droite humaniste, modérée et populaire, proche des gens. Comment accepter que ce soit Paris qui choisisse à la place des Brestois. M. Prunier-Buisson est le chef de file imposé par les Parisiens. Les alliances qu’il a nouées, avec le MPF et le CNI par exemple, en font le représentant d’une droite dure qui n’est pas la mienne et qui ne correspond pas aux réalités locales. Ma liste est celle de l’ouverture et non de la fermeture sur soi. Elle est celle du rassemblement et non pas de l’exclusion à grand renfort d’intimidations et de pressions. Moi, je revendique fièrement d’être un vrai Brestois qui habite Brest depuis 35 ans et qui paye ses impôts sur le revenu, sa taxe d’habitation, sa taxe foncière et sa taxe professionnelle à Brest. Tout le monde ne peut pas en dire autant.

Cette liste justement, où en est-elle de sa constitution ?

Aujourd’hui, le MoDem n’a toujours pas pris de position en ce qui concerne sa tête de liste et son positionnement. La porte lui est ouverte. Au MoDem comme à ceux qui, à l’UMP et au Centre, veulent travailler ensemble à un projet pour Brest avec les Brestois. Je propose une alternance à celles et à ceux qui n’adhérent pas à François Cuillandre. Je pose la question : qui a suffisamment de notoriété et de crédibilité politique pour le battre ? Non pas dans 15 ou 20 ans, mais maintenant ?

Vous répétez que François Cuillandre est votre adversaire principal. Que lui reprochez-vous essentiellement ?

Regardez la composition de la liste qu’il a rendu publique lundi (notre édition d’hier, NDLR). Il se croit toujours obligé de composer avec une aile gauche qui n’a rien à voir avec le centre gauche dont il se réclame. Sur les douze premiers de cette liste, la partie la plus visible du convoi, la moitié des places va au Parti communiste, à des Verts très rouges et aux héritiers des rénovateurs communistes. L’un des dossiers les plus importants de la prochaine mandature concerne la renégociation du contrat sur l’eau et l’assainissement en 2012. Les options des uns et des autres sur le sujet sont aux antipodes. S’il est élu, François Cuillandre vivra un mandat qui n’aura rien d’un long fleuve tranquille. Un François Cuillandre à qui je reproche aussi son manque de démocratie, comme le montre la gestion du dossier sur le tramway et son refus de procéder à un référendum sur le sujet.

Il vous répondra que le tramway figurait dans son programme municipal.

Dans le programme municipal mais pas dans le programme communautaire. Or, sur la question, tous les contribuables de Brest Métropole Océane sont concernés. La réalisation du tramway aura une incidence directe sur la fiscalité des ménages et des entreprises. Je n’ai jamais été opposé à un mode de transport moderne qui tienne compte de l’environnement mais il faut consulter les gens, vérifier qu’ils adhèrent au tracé et au financement. Si je suis élu, je m’engage à procéder à une grande consultation populaire de l’ensemble des résidants de la communauté urbaine. Il ne faut jamais avoir peur de la démocratie. Et je demande instamment à François Cuillandre de ne pas atteindre un point de non-retour sur ce dossier. D’autre part, en démocrate fervent que je suis, je proposerai que l’opposition brestoise détienne à la Cub un poste de vice-président. Ce sera le meilleur moyen d’obtenir le consensus le plus large entre Brest et les autres communes.

Yannick Marzin a annoncé qu’il ne briguerait pas le renouvellement de son mandat de conseiller général dans le canton de Brest-Centre. Il vous a suggéré de prendre le relais. Où en est votre réflexion ?

Je continue à consulter. J’ai été très honoré de sa proposition et son refus de céder au chantage de l’UMP montre à quel point il sera un acteur incontournable de la liste de droite et du centre. A lui de choisir le rôle qui lui convient le mieux et de décider de la place qu’il voudra bien occuper. Je lui fais entièrement confiance ».

Les ponts ne sont pas coupés avec le MoDem.

Propos recueillis par Yves-Marie ROBIN avec parution de l'article ce samedi 5 janvier 2008 dans Ouest France, édition de Brest.

Où en êtes-vous de la constitution de votre liste pour les prochaines élections municipales ?

Elle est faite. Les 55 noms sont trouvés. Il s'agit d'une liste de renouvellement et de rassemblement de Brestoises et de Brestois aimant leur ville, ayant envie de se mobiliser, de se battre pour elle. C'est une équipe d'ouverture, composée d'hommes et de femmes partageant des valeurs que l'on retrouve à droite et au centre. Elle se veut humaniste, modérée, sociale et populaire. La priorité n'est pas donnée à l'étiquette d'un parti politique, mais à la compétence.

Quand présenterez-vous vos colistiers ?

Je les présenterai quand je connaîtrai le positionnement exact des uns et des autres, en particulier du MoDem qui vient, simplement, de désigner sa tête de liste.

Vous croyez toujours à une alliance possible avec le Mouvement démocrate ? Mikaël Cabon vient pourtant de dire le contraire (Ouest-France d'hier).

Les ponts n'ont jamais été coupés avec le MoDem. Mais à un moment donné, il va falloir se rendre à l'évidence : qu'est-ce qui motive une candidature à une élection locale ? L'envie de se compter, de montrer que l'on existe ? Faire perdre son camp en misant sur une hypothétique victoire dans dix ou quinze ans ? Ou alors se présenter pour gagner face au socialiste François Cuillandre ? Moi, je suis clairement dans ce dernier cas de figure.

Je parle régulièrement à Mikaël Cabon, soit au téléphone, soit en face à face. Il ne m'a pas encore adressé une fin de non-recevoir à toutes les propositions d'union que je lui ai faites. Toutes les portes ne sont pas fermées avec le Mouvement démocrate. J'appelle cette union de mes voeux.

Pas simplement avec le MoDem d'ailleurs, mais également avec des militants de l'UMP qui ne se reconnaissent pas dans la ligne dure de ce parti, ni dans sa tête de liste, ni dans les alliances imposées par les Parisiens. Au centre gauche, il y a aussi des hommes et des femmes opposés aux choix de François Cuillandre. Ils pourraient donc me rejoindre.

Le centriste Yannick Marzin a décidé de se présenter à Porspoder (Ouest-France de jeudi). Son absence sur votre liste est-elle préjudiciable ?

Même s'il ne fait effectivement pas partie des 55 noms de ma liste, il y tient quand même une place très importante, active et visible. Geneviève Henry, conseillère municipale et communautaire sortante, figurera, quant à elle, dans les toutes premières positions de mon équipe.

Vous parlez de renouvellement, or vous êtes à la fois candidat aux municipales et aux cantonales sur Brest-centre. Est-ce logique ?

Georges Lombard, Francis Le Blé, Pierre Maille, Jacques Berthelot ont été, également, maire de Brest et conseiller général en même temps. Yannick Marzin a, lui-même, été tête de liste en 2001 aux municipales et candidat aux cantonales....Il n'y a aucune incompatibilité entre ces deux fonctions, bien au contraire ! Toutes deux sont utiles pour défendre les intérêts de Brest et des Brestois.

Est-ce que François Cuillandre n'a pas déjà gagné les municipales ?

Certains candidats le pensent et préparent, actuellement, la droite dans quinze ou vingt ans. Moi, je propose une alternative au maire sortant.

Avec quel programme ?

Le thème central, c'est évidemment l'emploi. En affirmant la vocation maritime de Brest, en créant les conditions d'un développement économique et en prenant des décisions réalistes sur le plan fiscal, on ne peut que créer une dynamique permettant à Brest de garder ses habitants qui désirent vivre et travailler ici.

Le tramway n'est donc plus votre première préoccupation ?

Au contraire. Cela reste un sujet de débat majeur. J'ai indiqué mon intention de consulter l'ensemble des habitants de Brest métropole océane, si je suis élu maire. Je demande donc à François Cuillandre de ne pas s'engager dans des dépenses qui seraient un frein à cette remise à plat du dossier.

La campagne municipale doit servir à faire des propositions et à débattre de ce qui peut être bon pour la ville. Entre l'angélisme et le dogmatisme de la gauche, prisonnière de ses certitudes, et une droite dure qui ne fait pas du tout de propositions pour l'heure, il y a les miennes.

Dans le domaine de la gestion de l'eau, par exemple, je suis favorable à une société d'économie mixte mariant privé et public. Pour la vidéosurveillance, je soutiens un système adapté aux besoins de la ville, du côté de la place de la Liberté, aux abords des établissements scolaires, par exemple.

Toutes les notes