dimanche, 13 janvier 2008

L'emploi doit être au coeur de toutes les préoccupations.

Brest et les Brestois ne peuvent plus se satisfaire de jouer les seconds ou troisièmes couteaux sur la scène nationale et européenne. Le développement économique n'est pas à la hauteur de ce qu'il devrait être et nous ne faisons pas suffisamment confiance aux Brestois et à l'initiative privée.

Nous attendons trop de l'Etat, ce qui nous empêche de faire face à nos propres responsabilités.

La stratégie mise en oeuvre depuis quelques années, et qui avait pour objectif de favoriser la création d'emplois dans le bassin brestois, est-elle véritablement gagnante ?

On peut se poser légitiment la question au regard des chiffres médiocres contenus dans le rapport publié par les services économiques de la Communauté Urbaine de Brest (cf : Le Télégramme de ce vendredi 11 janvier).

A l'image de ce qui a été constaté sur un plan national, le chômage baisse sur l'ensemble de notre bassin d'emplois. C'est un fait et cela pourrait être une belle satisfaction.

Mais dans le même temps, les chiffres montrent également que le chômage a moins baissé à Brest qu'en Bretagne. Sur ce critère, notre ville se situe donc dans le peloton de queue des villes bretonnes.

Au-delà de ce résultat partiellement positif, il est un fait : la précarité augmente a Brest et elle s’étend désormais aux classes moyenne, aux femmes et aux jeunes. C'est une situation inacceptable.

Dans tout juste deux mois, les Brestoises et les Brestois choisiront l'équipe chargée de gérer notre ville durant les 6 prochaines années. Chaque liste proposera un projet. La liste de Rassemblement de la Droite et du Centre que je conduirai a déjà indiqué clairement que le thème de l'emploi sera au coeur de toutes nos préoccupations.

Des choix stratégiques seront à faire pour redonner à Brest son rang de grande agglomération française et lui donner une véritable dimension métropolitaine.

C'est pourquoi, afin de ne pas être obligés de faire des constats négatifs dans le domaine de l'emploi, il nous faudra tout mettre en oeuvre pour favoriser le développement économique.

Il sera indispensable d'affirmer notre vocation maritime et créer les conditions d'accueil idéales pour l'implantation des entreprises, tant en matière d'aménagements, de foncier disponible que d'incitations fiscales.

Redonnons à Brest ses lettres de noblesse !

mardi, 11 décembre 2007

Oui à la déconstruction des navires à Brest !

Le Ministre de la Défense a déclaré fin novembre que nous devrions connaître avant Noël l'identité de l'industriel retenu pour le démantèlement de l’ex – Clemenceau.

Depuis des mois, je n’ai jamais manqué de rappeler que le rapatriement de à Brest de la coque Q-790 était une réelle opportunité pour notre agglomération. En effet, ce retour nous permettait d’envisager avec confiance la mise en œuvre d’une filière de déconstruction de navires en fin de vie et d’offrir ainsi de belles perspectives à notre bassin d’emploi.

En février dernier, nous avons appris que le résultat de la procédure d’appel d’offres était négatif pour le groupement Brest Force Plus. Malgré cela, nous étions nombreux à penser que la non – sélection du collectif d’entreprises locales ne signifiait pas la fin de nos espoirs.

En effet, une filière de démantèlement pouvait toujours voir le jour sous la forme de partenariats entre les compétences locales et des entreprises nationales souhaitant s’investir à Brest. Cela pouvait s'immaginer au regard de l'intérêt manifesté par Véolia, entreprise déjà bien implantée à Brest dans le domaine des services à la population.

Mais aujourd’hui, il faut se rendre à l’évidence. La détermination clairement affichée d'un groupe belge ayant de sérieuses références n'est pas de bon augure pour permettre à notre ville de bénéficier du marché tant espéré. C'est même un mauvais coup porté aux ambitions brestoises. Est-ce à dire que tout est terminé et qu’il ne faut pas nous mobiliser pour la déconstruction de l’ex-porte avions et décrocher de nouveaux marchés ?

Bien évidemment que non !

Il faut continuer à nous battre. Brest dispose de tous les atouts pour accueillir cette structure de démolition, que ce soit en terme de compétences humaines ou de capacités industrielles.

Mais aujourd’hui, il est clair que sans un engagement fort de l’Etat, rien ne pourra se faire. Le gouvernement doit décider par exemple de mettre à disposition les infrastructures indispensables à la déconstruction de navires. C’est en partie ce qu’attendent les entreprises désireuses de s’engager sur ce nouveau marché.

Car nous le savons tous, même si notre ville ne décroche pas le marché symbolique de l'ex-Clem, il reste encore suffisamment de bâtiments à déconstruire, même s’ils sont de taille plus modeste que l'ancien fleuron de notre Marine Nationale. Et c'est au propriétaire de ces coques militaires, c'est-à-dire l'Etat, de faire des choix.

Malgré la longueur d’avance prise par l'opérateur belge, rien n’est encore définitif et d'autres déconstructions peuvent nous être attribuées. C’est pourquoi, tous les acteurs locaux (collectivités, CCI et organismes consulaires, entreprises, syndicats, associations, …) doivent s’impliquer dans un soutien clair et massif à la création d’un pôle brestois de démantèlement de navires.

C’est avec cette volonté et cette mobilisation que nous pourrons obtenir satisfaction. Et c’est comme cela que nous pourrons construire sereinement un avenir industriel au Pays de Brest et au Finistère.