mardi, 11 décembre 2007
Oui à la déconstruction des navires à Brest !
Le Ministre de la Défense a déclaré fin novembre que nous devrions connaître avant Noël l'identité de l'industriel retenu pour le démantèlement de l’ex – Clemenceau.
Depuis des mois, je n’ai jamais manqué de rappeler que le rapatriement de à Brest de la coque Q-790 était une réelle opportunité pour notre agglomération. En effet, ce retour nous permettait d’envisager avec confiance la mise en œuvre d’une filière de déconstruction de navires en fin de vie et d’offrir ainsi de belles perspectives à notre bassin d’emploi.
En février dernier, nous avons appris que le résultat de la procédure d’appel d’offres était négatif pour le groupement Brest Force Plus. Malgré cela, nous étions nombreux à penser que la non – sélection du collectif d’entreprises locales ne signifiait pas la fin de nos espoirs.
En effet, une filière de démantèlement pouvait toujours voir le jour sous la forme de partenariats entre les compétences locales et des entreprises nationales souhaitant s’investir à Brest. Cela pouvait s'immaginer au regard de l'intérêt manifesté par Véolia, entreprise déjà bien implantée à Brest dans le domaine des services à la population.
Mais aujourd’hui, il faut se rendre à l’évidence. La détermination clairement affichée d'un groupe belge ayant de sérieuses références n'est pas de bon augure pour permettre à notre ville de bénéficier du marché tant espéré. C'est même un mauvais coup porté aux ambitions brestoises. Est-ce à dire que tout est terminé et qu’il ne faut pas nous mobiliser pour la déconstruction de l’ex-porte avions et décrocher de nouveaux marchés ?
Bien évidemment que non !
Il faut continuer à nous battre. Brest dispose de tous les atouts pour accueillir cette structure de démolition, que ce soit en terme de compétences humaines ou de capacités industrielles.
Mais aujourd’hui, il est clair que sans un engagement fort de l’Etat, rien ne pourra se faire. Le gouvernement doit décider par exemple de mettre à disposition les infrastructures indispensables à la déconstruction de navires. C’est en partie ce qu’attendent les entreprises désireuses de s’engager sur ce nouveau marché.
Car nous le savons tous, même si notre ville ne décroche pas le marché symbolique de l'ex-Clem, il reste encore suffisamment de bâtiments à déconstruire, même s’ils sont de taille plus modeste que l'ancien fleuron de notre Marine Nationale. Et c'est au propriétaire de ces coques militaires, c'est-à-dire l'Etat, de faire des choix.
Malgré la longueur d’avance prise par l'opérateur belge, rien n’est encore définitif et d'autres déconstructions peuvent nous être attribuées. C’est pourquoi, tous les acteurs locaux (collectivités, CCI et organismes consulaires, entreprises, syndicats, associations, …) doivent s’impliquer dans un soutien clair et massif à la création d’un pôle brestois de démantèlement de navires.
C’est avec cette volonté et cette mobilisation que nous pourrons obtenir satisfaction. Et c’est comme cela que nous pourrons construire sereinement un avenir industriel au Pays de Brest et au Finistère.
22:10 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Municipales Brest, municipales 2008, marine nationale, déconstruction, emploi, économie, pellicano








