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jeudi, 24 janvier 2008

Réflexions sur le rapport Attali

Le rapport ATTALI est tombé. Et de grandes frustrations accompagnées de fortes déceptions se sont légitimement manifestées. A titre personnel, je suis plus que perplexe !

Ce rapport propose, entre autres, d’autoriser la libre installation de professions réglementées ( taxis, pharmaciens, notaires, huissiers de justice, experts-comptables, coiffeurs, … ). Au premier abord, cette idée peut paraître séduisante, mais en réalité, elle s’avère dévastatrice.

Ainsi, est-il nécessaire de rappeler que tous ces professionnels ont très chèrement acquis le droit de s’installer et d’exercer leur métier ? Que les plus jeunes d’entre eux se sont fortement endettés ?

Ces professions fonctionnent aujourd’hui correctement et elles ne se sont jamais opposées à d’autres créations, à la condition que celles-ci se justifient par l’évolution de la démographie ou de nouveaux déplacements de la population. Dans ces cas de figure, elles ont toujours su s’adapter à leurs obligations, à leur marché et favoriser ainsi la création d’emplois.

Comment peut-on stigmatiser ces professionnels et faire croire que l’on va doper la croissance en les fragilisant ?

Il est impensable d’ignorer que pour l’ensemble de ces professionnels, la cession de leur licence, de leur officine ou de leur office, constitue un élément essentiel de leur retraite.

Je dénonce la déréglementation proposée par M. Attali et souhaite apporter tout mon soutien à ces professions visées par des mesures inadaptées aux réalités économiques et sociales.

Si ces professions doivent évoluer, cela ne peut se faire qu’après consultation avec leurs organisations représentatives. Le tout libéral de M. Attali ne répond pas aux attentes des professionnels concernés et de la population.

C’est pourquoi je demande à tous les Parlementaires du Finistère de marquer publiquement leur soutien à ces professionnels visés par M. Attali en refusant de voter les lois qui n’auraient pas fait l’objet d’une large concertation.