« BONNE ANNEE 2008 | Page d'accueil | Les vérités de Fortuné PELLICANO »
samedi, 05 janvier 2008
Les ponts ne sont pas coupés avec le MoDem.
Propos recueillis par Yves-Marie ROBIN avec parution de l'article ce samedi 5 janvier 2008 dans Ouest France, édition de Brest.
Où en êtes-vous de la constitution de votre liste pour les prochaines élections municipales ?
Elle est faite. Les 55 noms sont trouvés. Il s'agit d'une liste de renouvellement et de rassemblement de Brestoises et de Brestois aimant leur ville, ayant envie de se mobiliser, de se battre pour elle. C'est une équipe d'ouverture, composée d'hommes et de femmes partageant des valeurs que l'on retrouve à droite et au centre. Elle se veut humaniste, modérée, sociale et populaire. La priorité n'est pas donnée à l'étiquette d'un parti politique, mais à la compétence.
Quand présenterez-vous vos colistiers ?
Je les présenterai quand je connaîtrai le positionnement exact des uns et des autres, en particulier du MoDem qui vient, simplement, de désigner sa tête de liste.
Vous croyez toujours à une alliance possible avec le Mouvement démocrate ? Mikaël Cabon vient pourtant de dire le contraire (Ouest-France d'hier).
Les ponts n'ont jamais été coupés avec le MoDem. Mais à un moment donné, il va falloir se rendre à l'évidence : qu'est-ce qui motive une candidature à une élection locale ? L'envie de se compter, de montrer que l'on existe ? Faire perdre son camp en misant sur une hypothétique victoire dans dix ou quinze ans ? Ou alors se présenter pour gagner face au socialiste François Cuillandre ? Moi, je suis clairement dans ce dernier cas de figure.
Je parle régulièrement à Mikaël Cabon, soit au téléphone, soit en face à face. Il ne m'a pas encore adressé une fin de non-recevoir à toutes les propositions d'union que je lui ai faites. Toutes les portes ne sont pas fermées avec le Mouvement démocrate. J'appelle cette union de mes voeux.
Pas simplement avec le MoDem d'ailleurs, mais également avec des militants de l'UMP qui ne se reconnaissent pas dans la ligne dure de ce parti, ni dans sa tête de liste, ni dans les alliances imposées par les Parisiens. Au centre gauche, il y a aussi des hommes et des femmes opposés aux choix de François Cuillandre. Ils pourraient donc me rejoindre.
Le centriste Yannick Marzin a décidé de se présenter à Porspoder (Ouest-France de jeudi). Son absence sur votre liste est-elle préjudiciable ?
Même s'il ne fait effectivement pas partie des 55 noms de ma liste, il y tient quand même une place très importante, active et visible. Geneviève Henry, conseillère municipale et communautaire sortante, figurera, quant à elle, dans les toutes premières positions de mon équipe.
Vous parlez de renouvellement, or vous êtes à la fois candidat aux municipales et aux cantonales sur Brest-centre. Est-ce logique ?
Georges Lombard, Francis Le Blé, Pierre Maille, Jacques Berthelot ont été, également, maire de Brest et conseiller général en même temps. Yannick Marzin a, lui-même, été tête de liste en 2001 aux municipales et candidat aux cantonales....Il n'y a aucune incompatibilité entre ces deux fonctions, bien au contraire ! Toutes deux sont utiles pour défendre les intérêts de Brest et des Brestois.
Est-ce que François Cuillandre n'a pas déjà gagné les municipales ?
Certains candidats le pensent et préparent, actuellement, la droite dans quinze ou vingt ans. Moi, je propose une alternative au maire sortant.
Avec quel programme ?
Le thème central, c'est évidemment l'emploi. En affirmant la vocation maritime de Brest, en créant les conditions d'un développement économique et en prenant des décisions réalistes sur le plan fiscal, on ne peut que créer une dynamique permettant à Brest de garder ses habitants qui désirent vivre et travailler ici.
Le tramway n'est donc plus votre première préoccupation ?
Au contraire. Cela reste un sujet de débat majeur. J'ai indiqué mon intention de consulter l'ensemble des habitants de Brest métropole océane, si je suis élu maire. Je demande donc à François Cuillandre de ne pas s'engager dans des dépenses qui seraient un frein à cette remise à plat du dossier.
La campagne municipale doit servir à faire des propositions et à débattre de ce qui peut être bon pour la ville. Entre l'angélisme et le dogmatisme de la gauche, prisonnière de ses certitudes, et une droite dure qui ne fait pas du tout de propositions pour l'heure, il y a les miennes.
Dans le domaine de la gestion de l'eau, par exemple, je suis favorable à une société d'économie mixte mariant privé et public. Pour la vidéosurveillance, je soutiens un système adapté aux besoins de la ville, du côté de la place de la Liberté, aux abords des établissements scolaires, par exemple.
22:55 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : municipales Brest, Brest, cantonales Brest, Modem, Nouveau Centre, UMP, fiscalité







