samedi, 05 janvier 2008

Les vérités de Fortuné PELLICANO

Propos recueillis par André RIVIER avec parution de l'article le mercredi 19 décembre 2007 dans Le Télégramme, édition de Brest. A lire aussi sur : municipales2008.letelegramme.com

Exclu de l’UMP à laquelle il avait adhéré dès sa création, Fortuné Pellicano n’en mènera pas moins aux prochaines municipales une liste concurrente à celle conduite par le candidat officiel du parti, Laurent Prunier. Âgé de 52 ans, conseiller municipal et communautaire depuis 1995, l’intéressé, qui revendique toujours son appartenance à la majorité présidentielle, entend incarner une droite « humaniste, modérée et populaire » et tient à souligner que son adversaire principal se nomme François Cuillandre, l’actuel maire PS de Brest.

Votre éviction de l’UMP repose sur deux reproches. Primo : on vous accuse d’avoir cherché à torpiller la campagne de la députée Marguerite Lamour aux dernières législatives. Secundo : vous vous seriez précipité pour annoncer votre candidature aux municipales en devançant tout le monde.

En politique, il faut savoir rester solide et serein. Sur le premier point, je répète ce que j’ai déjà eu l’occasion de dire : il s’agit de rumeurs infondées et de mensonges éhontés. Sur le second, j’ai réclamé le vote des militants brestois, ça, c’est vrai. Il était important à mes yeux que la base puisse exprimer sa préférence pour savoir qui elle souhaitait voir affronter François Cuillandre. On ne m’a pas pardonné cette démarche, sans doute parce que ses résultats auraient contrarié les ambitions de certains. Chacun savait que j’avais une proximité très forte avec les militants, que ma connaissance de la collectivité et de son fonctionnement, celle des dossiers étaient de sérieux atouts. Je trouve regrettable que la démocratie n’ait pu s’exprimer. Surtout au sein d’une formation politique où toutes les sensibilités sont censées pouvoir s’exprimer.

Quelles différences existe-t-il, au fond, entre vous et Laurent Prunier ?

Nous sommes à Brest. J’ai toujours privilégié le parti de Brest, tout en ayant des convictions et des valeurs affirmées au sein d’une formation politique. Ces valeurs, je les ai toujours : ce sont celles d’une droite humaniste, modérée et populaire, proche des gens. Comment accepter que ce soit Paris qui choisisse à la place des Brestois. M. Prunier-Buisson est le chef de file imposé par les Parisiens. Les alliances qu’il a nouées, avec le MPF et le CNI par exemple, en font le représentant d’une droite dure qui n’est pas la mienne et qui ne correspond pas aux réalités locales. Ma liste est celle de l’ouverture et non de la fermeture sur soi. Elle est celle du rassemblement et non pas de l’exclusion à grand renfort d’intimidations et de pressions. Moi, je revendique fièrement d’être un vrai Brestois qui habite Brest depuis 35 ans et qui paye ses impôts sur le revenu, sa taxe d’habitation, sa taxe foncière et sa taxe professionnelle à Brest. Tout le monde ne peut pas en dire autant.

Cette liste justement, où en est-elle de sa constitution ?

Aujourd’hui, le MoDem n’a toujours pas pris de position en ce qui concerne sa tête de liste et son positionnement. La porte lui est ouverte. Au MoDem comme à ceux qui, à l’UMP et au Centre, veulent travailler ensemble à un projet pour Brest avec les Brestois. Je propose une alternance à celles et à ceux qui n’adhérent pas à François Cuillandre. Je pose la question : qui a suffisamment de notoriété et de crédibilité politique pour le battre ? Non pas dans 15 ou 20 ans, mais maintenant ?

Vous répétez que François Cuillandre est votre adversaire principal. Que lui reprochez-vous essentiellement ?

Regardez la composition de la liste qu’il a rendu publique lundi (notre édition d’hier, NDLR). Il se croit toujours obligé de composer avec une aile gauche qui n’a rien à voir avec le centre gauche dont il se réclame. Sur les douze premiers de cette liste, la partie la plus visible du convoi, la moitié des places va au Parti communiste, à des Verts très rouges et aux héritiers des rénovateurs communistes. L’un des dossiers les plus importants de la prochaine mandature concerne la renégociation du contrat sur l’eau et l’assainissement en 2012. Les options des uns et des autres sur le sujet sont aux antipodes. S’il est élu, François Cuillandre vivra un mandat qui n’aura rien d’un long fleuve tranquille. Un François Cuillandre à qui je reproche aussi son manque de démocratie, comme le montre la gestion du dossier sur le tramway et son refus de procéder à un référendum sur le sujet.

Il vous répondra que le tramway figurait dans son programme municipal.

Dans le programme municipal mais pas dans le programme communautaire. Or, sur la question, tous les contribuables de Brest Métropole Océane sont concernés. La réalisation du tramway aura une incidence directe sur la fiscalité des ménages et des entreprises. Je n’ai jamais été opposé à un mode de transport moderne qui tienne compte de l’environnement mais il faut consulter les gens, vérifier qu’ils adhèrent au tracé et au financement. Si je suis élu, je m’engage à procéder à une grande consultation populaire de l’ensemble des résidants de la communauté urbaine. Il ne faut jamais avoir peur de la démocratie. Et je demande instamment à François Cuillandre de ne pas atteindre un point de non-retour sur ce dossier. D’autre part, en démocrate fervent que je suis, je proposerai que l’opposition brestoise détienne à la Cub un poste de vice-président. Ce sera le meilleur moyen d’obtenir le consensus le plus large entre Brest et les autres communes.

Yannick Marzin a annoncé qu’il ne briguerait pas le renouvellement de son mandat de conseiller général dans le canton de Brest-Centre. Il vous a suggéré de prendre le relais. Où en est votre réflexion ?

Je continue à consulter. J’ai été très honoré de sa proposition et son refus de céder au chantage de l’UMP montre à quel point il sera un acteur incontournable de la liste de droite et du centre. A lui de choisir le rôle qui lui convient le mieux et de décider de la place qu’il voudra bien occuper. Je lui fais entièrement confiance ».

Les ponts ne sont pas coupés avec le MoDem.

Propos recueillis par Yves-Marie ROBIN avec parution de l'article ce samedi 5 janvier 2008 dans Ouest France, édition de Brest.

Où en êtes-vous de la constitution de votre liste pour les prochaines élections municipales ?

Elle est faite. Les 55 noms sont trouvés. Il s'agit d'une liste de renouvellement et de rassemblement de Brestoises et de Brestois aimant leur ville, ayant envie de se mobiliser, de se battre pour elle. C'est une équipe d'ouverture, composée d'hommes et de femmes partageant des valeurs que l'on retrouve à droite et au centre. Elle se veut humaniste, modérée, sociale et populaire. La priorité n'est pas donnée à l'étiquette d'un parti politique, mais à la compétence.

Quand présenterez-vous vos colistiers ?

Je les présenterai quand je connaîtrai le positionnement exact des uns et des autres, en particulier du MoDem qui vient, simplement, de désigner sa tête de liste.

Vous croyez toujours à une alliance possible avec le Mouvement démocrate ? Mikaël Cabon vient pourtant de dire le contraire (Ouest-France d'hier).

Les ponts n'ont jamais été coupés avec le MoDem. Mais à un moment donné, il va falloir se rendre à l'évidence : qu'est-ce qui motive une candidature à une élection locale ? L'envie de se compter, de montrer que l'on existe ? Faire perdre son camp en misant sur une hypothétique victoire dans dix ou quinze ans ? Ou alors se présenter pour gagner face au socialiste François Cuillandre ? Moi, je suis clairement dans ce dernier cas de figure.

Je parle régulièrement à Mikaël Cabon, soit au téléphone, soit en face à face. Il ne m'a pas encore adressé une fin de non-recevoir à toutes les propositions d'union que je lui ai faites. Toutes les portes ne sont pas fermées avec le Mouvement démocrate. J'appelle cette union de mes voeux.

Pas simplement avec le MoDem d'ailleurs, mais également avec des militants de l'UMP qui ne se reconnaissent pas dans la ligne dure de ce parti, ni dans sa tête de liste, ni dans les alliances imposées par les Parisiens. Au centre gauche, il y a aussi des hommes et des femmes opposés aux choix de François Cuillandre. Ils pourraient donc me rejoindre.

Le centriste Yannick Marzin a décidé de se présenter à Porspoder (Ouest-France de jeudi). Son absence sur votre liste est-elle préjudiciable ?

Même s'il ne fait effectivement pas partie des 55 noms de ma liste, il y tient quand même une place très importante, active et visible. Geneviève Henry, conseillère municipale et communautaire sortante, figurera, quant à elle, dans les toutes premières positions de mon équipe.

Vous parlez de renouvellement, or vous êtes à la fois candidat aux municipales et aux cantonales sur Brest-centre. Est-ce logique ?

Georges Lombard, Francis Le Blé, Pierre Maille, Jacques Berthelot ont été, également, maire de Brest et conseiller général en même temps. Yannick Marzin a, lui-même, été tête de liste en 2001 aux municipales et candidat aux cantonales....Il n'y a aucune incompatibilité entre ces deux fonctions, bien au contraire ! Toutes deux sont utiles pour défendre les intérêts de Brest et des Brestois.

Est-ce que François Cuillandre n'a pas déjà gagné les municipales ?

Certains candidats le pensent et préparent, actuellement, la droite dans quinze ou vingt ans. Moi, je propose une alternative au maire sortant.

Avec quel programme ?

Le thème central, c'est évidemment l'emploi. En affirmant la vocation maritime de Brest, en créant les conditions d'un développement économique et en prenant des décisions réalistes sur le plan fiscal, on ne peut que créer une dynamique permettant à Brest de garder ses habitants qui désirent vivre et travailler ici.

Le tramway n'est donc plus votre première préoccupation ?

Au contraire. Cela reste un sujet de débat majeur. J'ai indiqué mon intention de consulter l'ensemble des habitants de Brest métropole océane, si je suis élu maire. Je demande donc à François Cuillandre de ne pas s'engager dans des dépenses qui seraient un frein à cette remise à plat du dossier.

La campagne municipale doit servir à faire des propositions et à débattre de ce qui peut être bon pour la ville. Entre l'angélisme et le dogmatisme de la gauche, prisonnière de ses certitudes, et une droite dure qui ne fait pas du tout de propositions pour l'heure, il y a les miennes.

Dans le domaine de la gestion de l'eau, par exemple, je suis favorable à une société d'économie mixte mariant privé et public. Pour la vidéosurveillance, je soutiens un système adapté aux besoins de la ville, du côté de la place de la Liberté, aux abords des établissements scolaires, par exemple.

mardi, 01 janvier 2008

BONNE ANNEE 2008

Mes chers amis,

Que cette année 2008 vous apporte santé, bonheur et réussite dans tous vos projets.
Qu'elle soit une année de paix et de fraternité.
Qu’elle vous permette de connaître toutes les satisfactions, qu'elles soient personnelles, familiales, professionnelles.

Que nous puissions connaître également ces satisfactions dans l'engagement politique.
Car c’est une grande année que nous allons vivre. Une année importante pour répondre aux attentes des Brestoises et des Brestois et préparer l’avenir de notre agglomération.

Mes chers amis, je vous souhaite le meilleur pour l’année qui commence. Pour vous-même, pour votre famille et pour tous ceux qui vous sont chers.

J’espère vous retrouver très bientôt dans le cadre des scrutins électoraux qui s’annoncent.
Pour les gagner ensemble, tous ensemble.

BONNE ANNEE 2008 à toutes et à tous.